16.12.2005

Héroïne sur ordonnance. pour une vraie réflexion politique sur les assuétudes.

La ville de Liège annonce qu’elle va concrétiser un projet de délivrance contrôlée d'héroïne dès 2007. Depuis 1998, le conseil communal de Liège, toutes familles politiques confondues, réclame le droit d'organiser une distribution médicalement contrôlée d'héroïne… (lire la suite…)


14.12.2005

Faut-il supprimer les partis politiques ?

Sur le forum de « la Libre », l'observation suivante sur le thème : « Pourquoi la Région wallonne s'est-elle fait rouler dans le dossier Francorchamps ? » résume assez bien l’opinion générale des nombreux participants.

 

« 1. la main mise du politique sur tout, à tous les niveaux

2. l'élection de gens peu scrupuleux, qui mentent comme ils respirent, ne visent que leurs intérêts personnels et qui utilisent le système démocratique pour arriver à leurs fins

3. l'absence de réelle sanction sur les actes accomplis par ces gens.

4. l'utilisation des deniers publics en oubliant totalement qu'il est le fruit du labeur des gens et sans aucune forme ni de réel contrôle ni de scrupule. »

 

Je nuancerais…  (Lire la suite…)


12.12.2005

Biologie ou théologie ?

Entendu ce matin à la radio (aux infos sur la RTB(f)) : les professeurs de biologie auraient de plus en plus de mal a enseigner la théorie de l’évolution de Darwin. De nombreux élèves ont tendance à rejeter celle-ci pour des raisons religieuses. Le journaliste précisant « qu’un professeur de Coran (équivalent de la Bible ou la Torah…) lui a confirmé que cette théorie n’est pourtant pas incompatible avec les enseignements de celui-ci » a précisé que c’était les jeunes professeurs qui avaient les plus grandes difficultés, « ceux-ci n’ayant généralement pas de bonnes connaissances en théologie » !

Je ne vois pas... Lire la suite…



10.12.2005

 

Mon blogue définitif est en ligne à l'adresse : http://www.claude-thayse.net

09.12.2005

Notre Brabant wallon en péril !


Les attaques sur l'intégrité française du Brabant wallon se font de plus en plus évidentes (et avec quelle complicité de la part des vieux partis traditionnels !). après les publicités uniquement en flamand envoyées par des commerçants de la région de Jodoigne, voici que la région elle-même est (dèjà ?) assimilée au "Vlaams Brabant" par les Hollandais : http://www.dnls.nl/Vlaams-Brabant/Brussel/Jodoigne%20(Jauchelette)/Locatie802_La-Ramée.html .
 
Plus que jamais, comme nous l'avons toujours dit, le Brabant wallon est wallon et doit le rester ! Suivant la jolie formule de Pierre Bary, nous sommes et resterons les "chiens de garde de l'intégrité française du Brabant wallon !"

La loi de 1905 de séparation de l'Etat et des églises a 100 ans.

 

 

En France, bien sûr…

 

Pour beaucoup, cette loi de 1905 marquerait une conquête décisive de l'Etat républicain, dans une guerre amorcée dès 1789, lorsque le clergé, dans la nuit du 4 août, perd la principale source de ses revenus, sa dîme, ainsi que ses privilèges fiscaux. Pertinente d'un point de vue historique, l’analyse met en effet souvent l'accent sur la dimension d'affrontement ou sur l'idée de compromis plus ou moins stable, que représente la loi de 1905. C'est toujours ce schéma d'un rapport dual qui s'impose entre ces deux pôles que constitue l'Etat d'une part, et la puissance religieuse d'autre part. Or, pour séparer deux camps qui s'affrontent, il ne suffit pas de répartir ce qui revient de droit à l'un et l'autre des deux pôles, au pouvoir politique et au pouvoir religieux. La séparation ne peut être effective que si une instance tierce fonctionne au-delà des deux pôles en présence.

Cette instance tierce, c'est le modèle républicain.

 

Ce modèle constitue le fondement du dispositif et son instance de légitimation. La République n'est pas réductible à l'instauration d'une forme de souveraineté, la souveraineté du peuple. On le sait ; la République ne se confond pas avec la démocratie, elle en a rendu possible l'exercice.

La République moderne est le modèle politique qui a été inventé afin de rendre les libertés « compossibles ». Autrement dit, comment éviter que les libertés individuelles ne s'affrontent dans une guerre «de tous contre tous» ?

Pour rendre les libertés compossibles, pour créer ta concorde, il fallait inventer une nouvelle forme de lien. C'est cela que la modèle républicain propose : la République moderne a inventé le lien politique.

Le modèle républicain crée le lien politique en rupture avec une forme (archaïque) religieuse du lien. Le lien politique se constitue par dissolution de toutes les formes de lien religieux. Le lien politique ne doit pas se constituer à partir de la reconnaissance d'un particularisme. La République a donc créé une figure inédite de la citoyenneté : le citoyen n'est pas une entité préalable au modèle républicain, car c'est la République qui le fait en invitant les individus à mettre entre parenthèse ce qui les particularise. Le citoyen est délié de tout ce qui peut l'individualiser.

La loi de 1905 se base principe de laïcité, principe qui est au fondement du lien politique et de la conception républicaine de la citoyenneté. En contrepartie, pour assurer la concorde et l’égalité, l'Etat s'impose sa propre limitation. L'Etat affirme ainsi qu'il ne saurait instrumentaliser le lien religieux pour produire la cohésion sociale.

Tout comme il ne saurait non plus souder les individus à partir du lien religieux, à partir de la fétichisation d'un particularisme quelconque : le sang, la couleur de peau, l'appartenance ethnique, etc..

 

Séparer l'Etat et les Eglises, ce n'est pas interdire le lien religieux. C'est assigner le lien religieux à un espace dans lequel il doit rester cantonné, l'espace de la société civile, autrement dit, l'espace de la sphère privée.

La loi de 1905 place ainsi la société civile sous l'égide du principe de tolérance. Elle garantit « le libre exercice des cultes ». Mais elle trace du même coup les limites de la tolérance : dans la sphère publique, c'est le principe de laïcité qui doit prévaloir. En interdisant toute captation du corps politique pas le lien religieux, la loi de 1905 produit un effet de « dé-liaison ». Elle délie le citoyen de toute obligation d'appartenance, elle le délivre de tout lien communautaire. Important par les temps qui courent…

 

Cette loi permet un exercice authentique de la démocratie : la souveraineté doit en effet avoir pour seule et unique source la volonté générale, c'est-à-dire la volonté du peuple des citoyens. Or, lorsque les forces qui sont au service du lien religieux infiltrent le corps politique, c'est toujours dans le but -affiché ou non- de s'emparer de le souveraineté. Et lorsque la souveraineté est captée par une force religieuse, cela produit mécaniquement un volonté politique particulariste : on a alors affaire à une communauté qui fait la loi au nom de sa vision particulière du monde. On ne sait que trop ce qui se profite alors à l'horizon : une société de privilèges et de «citoyens » de seconde zone.

Cette loi constitue un cran d'arrêt à l'hégémonie de toutes les Eglises. Ainsi, la loi du 15 mars 2004 qui interdit de manifester par le port des signes ostensibles son appartenance religieuse dans l'espace de l'Ecole laïque, se situe dans son prolongement.

 

Pour que le modèle républicain soit effectif, trois conditions sont requises : il faut séparer la sphère publique de la sphère privée, il faut soustraire le corps politique au lien religieux, il faut, enfin, délier le citoyen de toute forme d'appartenance communautaire. Inutile de dire que cette loi est essentielle et donc fortement attaquée par tous ceux qui voudraient revenir à un système archaïque. Ce serait céder sur le modèle républicain.

 

Et il y aurait encore beaucoup de choses à dire...

 

En Belgie-que, on a choisi une autre voie ouvrant la porte à toutes les dérives communautaristes – on le voit maintenant – donnant même de la laïcité un statut de religion… Ce n’est pas ça la neutralité de l’Etat !

Difficile de faire marche arrière, ce n'est que lors de la réunion à la France qu'on pourra en re-discuter.


07.12.2005

Un système politique original ?

 

Je reviens sur l’entretien accordé par Guido Fonteyn à la RTB(f) ce matin…

 

Je n’ai pas noté les termes exacts, mais à propos de la Société wallonne, après avoir avoué que si la situation était fort inquiétante (les « affaires », l’économie, la particratie, l’image très négative…),  il s’est réjoui de la présence du système particratique dominé par quelques hommes forts qui se partagent et contrôlent pratiquement seuls « au sommet de la pyramide » les différentes villes ou sous régions. Citant Van Cau à Charleroi, Di Rupo à Mons…

 

Pour lui, c’est grâce au clientélisme institué en système que la cohésion de la Société wallonne est assuré. Il considère même que c’est une très bonne chose… Le peuple est soumis.

 

Cette opinion n’a suscité aucun commentaire de la part du journaliste… qui avait présenté Monsieur Fonteyn comme un « Flamand éclairé, probablement le meilleur observateur de la Société wallonne »…

 

Nous sommes très loin du principe républicain d’égalité. Il semble bien que François Perin se trompait en ce mois de novembre 1987, en déclarant : "Nous avons, en Wallonie, depuis la Révolution française, et c'est incurable, la philosophie des Droits de l'Homme".

 

Le « mal belge » est passé par là… Ressaisissons-nous !


Les extrémistes...

 

Ce matin, comme souvent dans les embouteillages, j’écoutais l’invité de Jean-Pierre Jacquemin à la RTB(f). Aujourd’hui, Guido Fonteyn, le « bon flamand », celui qui croit encore à un avenir en commun au sein de la Belgique et qui s’est donné pour mission de rassurer les « bons francophones ».

 

J’avoue éprouver, au-delà de l’agacement face à l’aveuglement (volontaire ou non) des médias et de la classe politique wallonne et francophone sur l’évolution de la vision flamande de la Belgique, un sentiment de pitié face au désarroi de ceux qui ne veulent pas se rendre compte qu’ils sont devenus « des extrémistes ».

 

Que sont devenus en effet, ces francophones qui, contre toute évidence, continuent à avoir une vision unitaire de cet Etat ?

Ils savent pourtant que la majorité des Flamands n’ont pas la même vision.

Ils savent pourtant que les festivités du 175 virgule 25ème anniversaire n’on pas eu lieu en Flandre.

Ils savent que l’histoire du dernier siècle montre que la solidarité a joué pleinement et gratuitement de la Wallonie vers la Flandre tant que celle-là était productrice de richesse. Et que depuis, l’inverse…

Ils savent que nous n'avons presque plus rien en commun. Hier matin, la même radio annonçait qu'il n'y avait pratiquement plus de mariages mixtes entre Flamands et Wallons...

Ils savent…

 

Ils savent que plus le temps passe, plus notre situation se dégrade. Moins la solidarité va jouer, plus elle va se payer ! Jusqu’où iront-ils ?

 

L’extrémisme en politique est défini comme du « jusqu’au-boutisme » par le « Petit Robert ». L’extrémiste lui, « c’est le partisan d’une doctrine poussée jusque dans ses limites, ses conséquences extrêmes ». N’est-ce pas parfaitement la définition qui s’applique ici ?


06.12.2005

Bon sang, mais c'est bien sûr !

 
En relisant mes messages précédents, il me revient en mémoire ces paroles de François Perin...
 
"La politique a un défaut : elle ne s'en prend qu'aux autres, aux adversaires.
Au lieu de poursuivre le but pour lequel on entre en politique - réaliser le programme de son parti -, on est pris par son propre personnage et on devient son propre but ."
 
... Y penser...

 De l'indépendance à l'inconscience...

 

Le journal « Het Laatste Nieuws » du samedi 3 décembre fait état des résultats d’un sondage organisé sur le site « De Stemmenkampioen » annonçant que, pour une première fois, une majorité de 51,1% de Flamands est en faveur de l’indépendance de la Flandre. Sans surprise, c'est le choix de 83,1 % des électeurs du Vlaams Belang. Plus conforme à ce que j’écrivais précédemment, les électeurs du CD&V-NVA y sont maintenant favorables à 49%. Le maintien de la Belgique avec une plus grande autonomie flamande séduit cependant 61% des 42% hésitants ou pas encore gagnés à l’indépendance dans ce parti.

Les électeurs du VLD sont à 38%, ceux du SPA à 25% et Groen à 20%.

Même si ce n’est pas un « vrai » sondage, ces résultats montrent une évolution nette de l’opinion publique en Flandre.

 

Il est donc temps de se préparer...

 

Pendant ce temps là, la classe politique francophone s’émeut de la volonté d’un Ministre flamand de ne plus réserver les logements sociaux qu’à ceux qui s’expriment en flamand. Le principe d’Egalité (oui, celui de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen) ne semble décidemment pas faire partie des Valeurs de la future République de Flandre.

Ce n’est pas chez nous qu’on verrait ça. Tout le monde sait que l’accès aux logements sociaux n’est pas limité. La rumeur prétend qu’il suffit d’avoir la bonne carte de parti… Mais ce n’est qu’une rumeur !

 

Enfin, nos politiques se préoccupent toujours des suite de l’affaire Francorchamps. "Le Soir" de ce matin fait état de la possibilité d’éventuelles commissions occultes. Le curateur a découvert une facture (impayée – ouf !)  de plusieurs dizaines de milliers d’Euros libellée ainsi : "Commission pour prestation d’intermédiaire entre DDF1 et les pouvoirs publics"...

André Antoine qui criait très fort au début de l’affaire est devenu très silencieux depuis qu’on s’est rendu compte que le dispositif financier qui avait permis d’éviter à la Région d’intervenir et mis en place en 2004 n’a pas été reconduit par le Gouvernement wallon, malgré la demande des socialistes. Or, on sait que le Gouvernement décide toujours (c’est dans son règlement) à l’unanimité… Si c’est pas les socialistes, il ne resterait plus que le CDh… Diable !

 

Une bonne nouvelle pour finir. Hier, mon excellent ami Laurent Brogniet a été cité, avec photo, dans la page "Brabant wallon" du  "Soir" pour sa dénonciation de commerçants jodoignois qui font de la publicité uniquement en flamand.

Bravo Laurent !



Toutes les notes