07.12.2005
Les extrémistes...
Ce matin, comme souvent dans les embouteillages, j’écoutais l’invité de Jean-Pierre Jacquemin à la RTB(f). Aujourd’hui, Guido Fonteyn, le « bon flamand », celui qui croit encore à un avenir en commun au sein de la Belgique et qui s’est donné pour mission de rassurer les « bons francophones ».
J’avoue éprouver, au-delà de l’agacement face à l’aveuglement (volontaire ou non) des médias et de la classe politique wallonne et francophone sur l’évolution de la vision flamande de la Belgique, un sentiment de pitié face au désarroi de ceux qui ne veulent pas se rendre compte qu’ils sont devenus « des extrémistes ».
Que sont devenus en effet, ces francophones qui, contre toute évidence, continuent à avoir une vision unitaire de cet Etat ?
Ils savent pourtant que la majorité des Flamands n’ont pas la même vision.
Ils savent pourtant que les festivités du 175 virgule 25ème anniversaire n’on pas eu lieu en Flandre.
Ils savent que l’histoire du dernier siècle montre que la solidarité a joué pleinement et gratuitement de la Wallonie vers la Flandre tant que celle-là était productrice de richesse. Et que depuis, l’inverse…
Ils savent que nous n'avons presque plus rien en commun. Hier matin, la même radio annonçait qu'il n'y avait pratiquement plus de mariages mixtes entre Flamands et Wallons...
Ils savent…
Ils savent que plus le temps passe, plus notre situation se dégrade. Moins la solidarité va jouer, plus elle va se payer ! Jusqu’où iront-ils ?
L’extrémisme en politique est défini comme du « jusqu’au-boutisme » par le « Petit Robert ». L’extrémiste lui, « c’est le partisan d’une doctrine poussée jusque dans ses limites, ses conséquences extrêmes ». N’est-ce pas parfaitement la définition qui s’applique ici ?
10:49 Écrit par | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |



Les commentaires sont fermés.