D’abord ignorant, j’ai découvert un peu par hasard, une bande de joyeux farfelus qui croient, avec la foi du converti à une union de la Wallonie et de la France. Comment peut-on espérer une communion de la sorte pensais-je dans un premier temps, avec des français incapables d’entendre se qui se passe à deux heures de Paris, encore moins d’écouter ; trop occupés à geindre et à se morfondre sur leur nombril et leur plan d’épargne, dans un pays qui , tout le monde le dit, syndicalistes et politiques en tête, va à vau-l’eau ! Curieux, interloqué, puis assoiffé de connaissances sur l’Histoire Belge, je découvre ce communautarisme exacerbé des deux côtés, et ces blessures de l’Histoire, qui, de part et d’autre de cette ligne Maginot linguistique ne semblent pas refermées.
Un peu surpris, et ravi, je continue à vadrouiller sur la toile, essayant de prendre informations et opinions sur les sites et forum de tous bords. Et puis une réflexion se fait jour : Un sentiment d’appartenance si fort, non contraint, alors que sur 1000ans, à peine une vingtaine d’années ont vu la Wallonie en France (je ne compte pas l’époque Carolingienne, un peu lointaine pour exacerber un sentiment national, inconnu à l’époque) force le respect et surtout à se re-pencher sur l’Histoire de France, ses valeurs, son message universel humaniste, précurseur même des valeurs de la République. Alors oui je comprends, et un premier effet important se produit : je me mets à redécouvrir les mots patrie , nation, amour de la France et de ce qu’elle apporte, mais aussi des devoirs de ses citoyens !
Pour cela, déjà , je vous remercie de ce que vous faites, et de l’air frais qui nous vient de chez vous, et qui nous rappelle qui nous étions et que nous aurions toujours du rester.
Pourtant, ce combat semble à première vue d’arrière garde, dans une Europe post 68arde qui n’en finit plus de se chercher, sans valeurs et sans envie. Vos idées ne trouvent pas un écho important (au vu des dernières élections) en Wallonie et surtout à Bruxelles , et je comprends que beaucoup en Belgique soient dubitatifs sur un avenir commun avec la France: -une persuasion bien ancrée que la België reste la solution face à l'ogre flamand; persuasion entretenue (on le voit bien à l'exterieur) par les médias et politiques de façon quasi subliminale... -une image savamment distillée de la France empêtrée dans ses problèmes (barbecues d'africains à paris, banlieues "losangelesisées" xénophobie latente zoomée à la lorgnette et j'en passe.
Rien sur les populations parfaitement intégrées (80% des français se reconnaissant de confession musulmane ne mettent pas les pieds à la mosquée et consomment avec plaisir bière et vin).
Cela fait longtemps que le centralisme jacobin n'est plus d'actualité; les régions (surtout celles à plus de 300km de Paris) ont maintenant les moyens de leurs ambitions internationales (Marseille-Cadarache, Sophia-antipolis, Toulouse, Bordeaux, Nantes, Lille et j'en passe ne sont plus vues par les anglo-saxons comme des antennes syndicales depuis des lustres).
En y regardant de plus près , ces idées de réunion s'imposent pourtant assez logiquement si on réfléchit un tant soit peu : je crois que la Wallonie aurait plus les moyens de s'exprimer, de se développer et d'apporter son expérience dans un cadre français qu'en dispersant son énergie comme elle le fait actuellement à travers je ne sais combien d'organes, de parlements, d'assemblées qui font la même chose, tout en luttant contre une Flandre unie et en ordre de bataille, avec des visions à moyen et long terme qui lui permettent d'avancer ses pions judicieusement.
Wallons et Bruxellois tâtonnent en aveugles, parent au plus pressé, écopent avec une cuiller à moka le bateau wallon, ne voient pas venir les coups, espèrent des concessions: on tend l'autre joue en espérant être mangé en dernier, on a vu la même chose en 1938!
J’ai envie de vous dire courage, votre combat est juste, mais je pense plutôt que la leçon de courage, c’est vous qui nous la donnez, en hurlant contre les vents : courage, France nous serons bientôt avec vous !
Goulven de Kermalet Breton _________________ kentoc'h mervel eget bezañ saotret plutôt la mort que la souillure |
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