16.12.2005
Héroïne sur ordonnance. pour une vraie réflexion politique sur les assuétudes.
La ville de Liège annonce qu’elle va concrétiser un projet de délivrance contrôlée d'héroïne dès 2007. Depuis 1998, le conseil communal de Liège, toutes familles politiques confondues, réclame le droit d'organiser une distribution médicalement contrôlée d'héroïne… (lire la suite…)
11:22
Écrit par
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
14.12.2005
Faut-il supprimer les partis politiques ?
Sur le forum de « la Libre », l'observation suivante sur le thème : « Pourquoi la Région wallonne s'est-elle fait rouler dans le dossier Francorchamps ? » résume assez bien l’opinion générale des nombreux participants.
« 1. la main mise du politique sur tout, à tous les niveaux
2. l'élection de gens peu scrupuleux, qui mentent comme ils respirent, ne visent que leurs intérêts personnels et qui utilisent le système démocratique pour arriver à leurs fins
3. l'absence de réelle sanction sur les actes accomplis par ces gens.
4. l'utilisation des deniers publics en oubliant totalement qu'il est le fruit du labeur des gens et sans aucune forme ni de réel contrôle ni de scrupule. »
Je nuancerais… (Lire la suite…
11:57
Écrit par
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
12.12.2005
Biologie ou théologie ?
18:01
Écrit par
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
10.12.2005
Mon blogue définitif est en ligne à l'adresse : http://www.claude-thayse.net
17:08
Écrit par
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
09.12.2005
Notre Brabant wallon en péril !
Les attaques sur l'intégrité française du Brabant wallon se font de plus en plus évidentes (et avec quelle complicité de la part des vieux partis traditionnels !). après les publicités uniquement en flamand envoyées par des commerçants de la région de Jodoigne, voici que la région elle-même est (dèjà ?) assimilée au "Vlaams Brabant" par les Hollandais : http://www.dnls.nl/Vlaams-Brabant/Brussel/Jodoigne%20(Jauchelette)/Locatie802_La-Ramée.html .
Plus que jamais, comme nous l'avons toujours dit, le Brabant wallon est wallon et doit le rester ! Suivant la jolie formule de Pierre Bary, nous sommes et resterons les "chiens de garde de l'intégrité française du Brabant wallon !"
09:57
Écrit par
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
La loi de 1905 de séparation de l'Etat et des églises a 100 ans.
En France, bien sûr…
Pour beaucoup, cette loi de 1905 marquerait une conquête décisive de l'Etat républicain, dans une guerre amorcée dès 1789, lorsque le clergé, dans la nuit du 4 août, perd la principale source de ses revenus, sa dîme, ainsi que ses privilèges fiscaux. Pertinente d'un point de vue historique, l’analyse met en effet souvent l'accent sur la dimension d'affrontement ou sur l'idée de compromis plus ou moins stable, que représente la loi de 1905. C'est toujours ce schéma d'un rapport dual qui s'impose entre ces deux pôles que constitue l'Etat d'une part, et la puissance religieuse d'autre part. Or, pour séparer deux camps qui s'affrontent, il ne suffit pas de répartir ce qui revient de droit à l'un et l'autre des deux pôles, au pouvoir politique et au pouvoir religieux. La séparation ne peut être effective que si une instance tierce fonctionne au-delà des deux pôles en présence.
Cette instance tierce, c'est le modèle républicain.
Ce modèle constitue le fondement du dispositif et son instance de légitimation. La République n'est pas réductible à l'instauration d'une forme de souveraineté, la souveraineté du peuple. On le sait ; la République ne se confond pas avec la démocratie, elle en a rendu possible l'exercice.
La République moderne est le modèle politique qui a été inventé afin de rendre les libertés « compossibles ». Autrement dit, comment éviter que les libertés individuelles ne s'affrontent dans une guerre «de tous contre tous» ?
Pour rendre les libertés compossibles, pour créer ta concorde, il fallait inventer une nouvelle forme de lien. C'est cela que la modèle républicain propose : la République moderne a inventé le lien politique.
Le modèle républicain crée le lien politique en rupture avec une forme (archaïque) religieuse du lien. Le lien politique se constitue par dissolution de toutes les formes de lien religieux. Le lien politique ne doit pas se constituer à partir de la reconnaissance d'un particularisme. La République a donc créé une figure inédite de la citoyenneté : le citoyen n'est pas une entité préalable au modèle républicain, car c'est la République qui le fait en invitant les individus à mettre entre parenthèse ce qui les particularise. Le citoyen est délié de tout ce qui peut l'individualiser.
La loi de 1905 se base principe de laïcité, principe qui est au fondement du lien politique et de la conception républicaine de la citoyenneté. En contrepartie, pour assurer la concorde et l’égalité, l'Etat s'impose sa propre limitation. L'Etat affirme ainsi qu'il ne saurait instrumentaliser le lien religieux pour produire la cohésion sociale.
Tout comme il ne saurait non plus souder les individus à partir du lien religieux, à partir de la fétichisation d'un particularisme quelconque : le sang, la couleur de peau, l'appartenance ethnique, etc..
Séparer l'Etat et les Eglises, ce n'est pas interdire le lien religieux. C'est assigner le lien religieux à un espace dans lequel il doit rester cantonné, l'espace de la société civile, autrement dit, l'espace de la sphère privée.
La loi de 1905 place ainsi la société civile sous l'égide du principe de tolérance. Elle garantit « le libre exercice des cultes ». Mais elle trace du même coup les limites de la tolérance : dans la sphère publique, c'est le principe de laïcité qui doit prévaloir. En interdisant toute captation du corps politique pas le lien religieux, la loi de 1905 produit un effet de « dé-liaison ». Elle délie le citoyen de toute obligation d'appartenance, elle le délivre de tout lien communautaire. Important par les temps qui courent…
Cette loi permet un exercice authentique de la démocratie : la souveraineté doit en effet avoir pour seule et unique source la volonté générale, c'est-à-dire la volonté du peuple des citoyens. Or, lorsque les forces qui sont au service du lien religieux infiltrent le corps politique, c'est toujours dans le but -affiché ou non- de s'emparer de le souveraineté. Et lorsque la souveraineté est captée par une force religieuse, cela produit mécaniquement un volonté politique particulariste : on a alors affaire à une communauté qui fait la loi au nom de sa vision particulière du monde. On ne sait que trop ce qui se profite alors à l'horizon : une société de privilèges et de «citoyens » de seconde zone.
Cette loi constitue un cran d'arrêt à l'hégémonie de toutes les Eglises. Ainsi, la loi du 15 mars 2004 qui interdit de manifester par le port des signes ostensibles son appartenance religieuse dans l'espace de l'Ecole laïque, se situe dans son prolongement.
Pour que le modèle républicain soit effectif, trois conditions sont requises : il faut séparer la sphère publique de la sphère privée, il faut soustraire le corps politique au lien religieux, il faut, enfin, délier le citoyen de toute forme d'appartenance communautaire. Inutile de dire que cette loi est essentielle et donc fortement attaquée par tous ceux qui voudraient revenir à un système archaïque. Ce serait céder sur le modèle républicain.
Et il y aurait encore beaucoup de choses à dire...
En Belgie-que, on a choisi une autre voie ouvrant la porte à toutes les dérives communautaristes – on le voit maintenant – donnant même de la laïcité un statut de religion… Ce n’est pas ça la neutralité de l’Etat !
Difficile de faire marche arrière, ce n'est que lors de la réunion à la France qu'on pourra en re-discuter.
09:46
Écrit par
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
07.12.2005
Un système politique original ?
Je reviens sur l’entretien accordé par Guido Fonteyn à la RTB(f) ce matin…
Je n’ai pas noté les termes exacts, mais à propos de la Société wallonne, après avoir avoué que si la situation était fort inquiétante (les « affaires », l’économie, la particratie, l’image très négative…), il s’est réjoui de la présence du système particratique dominé par quelques hommes forts qui se partagent et contrôlent pratiquement seuls « au sommet de la pyramide » les différentes villes ou sous régions. Citant Van Cau à Charleroi, Di Rupo à Mons…
Pour lui, c’est grâce au clientélisme institué en système que la cohésion de la Société wallonne est assuré. Il considère même que c’est une très bonne chose… Le peuple est soumis.
Cette opinion n’a suscité aucun commentaire de la part du journaliste… qui avait présenté Monsieur Fonteyn comme un « Flamand éclairé, probablement le meilleur observateur de la Société wallonne »…
Nous sommes très loin du principe républicain d’égalité. Il semble bien que François Perin se trompait en ce mois de novembre 1987, en déclarant : "Nous avons, en Wallonie, depuis la Révolution française, et c'est incurable, la philosophie des Droits de l'Homme".
Le « mal belge » est passé par là… Ressaisissons-nous !
11:09
Écrit par
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
Les extrémistes...
Ce matin, comme souvent dans les embouteillages, j’écoutais l’invité de Jean-Pierre Jacquemin à la RTB(f). Aujourd’hui, Guido Fonteyn, le « bon flamand », celui qui croit encore à un avenir en commun au sein de la Belgique et qui s’est donné pour mission de rassurer les « bons francophones ».
J’avoue éprouver, au-delà de l’agacement face à l’aveuglement (volontaire ou non) des médias et de la classe politique wallonne et francophone sur l’évolution de la vision flamande de la Belgique, un sentiment de pitié face au désarroi de ceux qui ne veulent pas se rendre compte qu’ils sont devenus « des extrémistes ».
Que sont devenus en effet, ces francophones qui, contre toute évidence, continuent à avoir une vision unitaire de cet Etat ?
Ils savent pourtant que la majorité des Flamands n’ont pas la même vision.
Ils savent pourtant que les festivités du 175 virgule 25ème anniversaire n’on pas eu lieu en Flandre.
Ils savent que l’histoire du dernier siècle montre que la solidarité a joué pleinement et gratuitement de la Wallonie vers la Flandre tant que celle-là était productrice de richesse. Et que depuis, l’inverse…
Ils savent que nous n'avons presque plus rien en commun. Hier matin, la même radio annonçait qu'il n'y avait pratiquement plus de mariages mixtes entre Flamands et Wallons...
Ils savent…
Ils savent que plus le temps passe, plus notre situation se dégrade. Moins la solidarité va jouer, plus elle va se payer ! Jusqu’où iront-ils ?
L’extrémisme en politique est défini comme du « jusqu’au-boutisme » par le « Petit Robert ». L’extrémiste lui, « c’est le partisan d’une doctrine poussée jusque dans ses limites, ses conséquences extrêmes ». N’est-ce pas parfaitement la définition qui s’applique ici ?
10:49
Écrit par
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
06.12.2005
Bon sang, mais c'est bien sûr !
En relisant mes messages précédents, il me revient en mémoire ces paroles de François Perin...
"La politique a un défaut : elle ne s'en prend qu'aux autres, aux adversaires.
Au lieu de poursuivre le but pour lequel on entre en politique - réaliser le programme de son parti -, on est pris par son propre personnage et on devient son propre but ."
... Y penser...
13:48
Écrit par
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
De l'indépendance à l'inconscience...
Le journal « Het Laatste Nieuws » du samedi 3 décembre fait état des résultats d’un sondage organisé sur le site « De Stemmenkampioen » annonçant que, pour une première fois, une majorité de 51,1% de Flamands est en faveur de l’indépendance de la Flandre. Sans surprise, c'est le choix de 83,1 % des électeurs du Vlaams Belang. Plus conforme à ce que j’écrivais précédemment, les électeurs du CD&V-NVA y sont maintenant favorables à 49%. Le maintien de la Belgique avec une plus grande autonomie flamande séduit cependant 61% des 42% hésitants ou pas encore gagnés à l’indépendance dans ce parti.
Les électeurs du VLD sont à 38%, ceux du SPA à 25% et Groen à 20%.
Même si ce n’est pas un « vrai » sondage, ces résultats montrent une évolution nette de l’opinion publique en Flandre.
Il est donc temps de se préparer...
Pendant ce temps là, la classe politique francophone s’émeut de la volonté d’un Ministre flamand de ne plus réserver les logements sociaux qu’à ceux qui s’expriment en flamand. Le principe d’Egalité (oui, celui de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen) ne semble décidemment pas faire partie des Valeurs de la future République de Flandre.
Ce n’est pas chez nous qu’on verrait ça. Tout le monde sait que l’accès aux logements sociaux n’est pas limité. La rumeur prétend qu’il suffit d’avoir la bonne carte de parti… Mais ce n’est qu’une rumeur !
Enfin, nos politiques se préoccupent toujours des suite de l’affaire Francorchamps. "Le Soir" de ce matin fait état de la possibilité d’éventuelles commissions occultes. Le curateur a découvert une facture (impayée – ouf !) de plusieurs dizaines de milliers d’Euros libellée ainsi : "Commission pour prestation d’intermédiaire entre DDF1 et les pouvoirs publics"...
André Antoine qui criait très fort au début de l’affaire est devenu très silencieux depuis qu’on s’est rendu compte que le dispositif financier qui avait permis d’éviter à la Région d’intervenir et mis en place en 2004 n’a pas été reconduit par le Gouvernement wallon, malgré la demande des socialistes. Or, on sait que le Gouvernement décide toujours (c’est dans son règlement) à l’unanimité… Si c’est pas les socialistes, il ne resterait plus que le CDh… Diable !
Une bonne nouvelle pour finir. Hier, mon excellent ami Laurent Brogniet a été cité, avec photo, dans la page "Brabant wallon" du "Soir" pour sa dénonciation de commerçants jodoignois qui font de la publicité uniquement en flamand.
Bravo Laurent !
11:27
Écrit par
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
04.12.2005
Soleil voilé sur Austerlitz cette année...
Je ne suis pas un grand admirateur des faits guerriers. N'empêche, alors que les anglo-saxons et leurs alliés ont fêté en grandes pompes la bataille de Trafalgar, je regrette la discrétion qui a été de mise pour celle d'Austerlitz. On a entendu les poncifs habituels parlant des milliers de morts "à la gloire" de Napoléon.
Les pertes françaises à Austerlitz, relevées très précisément par Bernard Quintin dans son Dictionnaire biographique des officiers, sous-officiers et soldats de la Grande armée tués ou mortellement blessés à la bataille d’Austerliz s’élèvent à 1 537 hommes, trop certes. La gloire d’Austerlitz est cependant telle que les veuves recevront des pensions bien supérieures aux pensions habituelles, qu’un Temple de la gloire sera élevé place de la Madeleine en mémoire des morts d’Austerlitz (temple devenu ensuite l’église de la Madeleine). Enfin, par décret du 7 décembre 1805, Napoléon adopte tous les orphelins de militaires morts à la bataille d’Austerlitz. Ces enfants sont désormais élevés aux frais de l’État et joignent à leur nom celui de Napoléon.
Les détracteurs de l'Empereur oublient facilement qu'il ne pouvait que gagner les batailles au risque de tout perdre, et surtout les acquis de la révolution. Les puissances de l'ancien régime coalisées contre lui et surtout contre les idées généreuses de la République et des Droits de l'Homme emmenée dans les musettes de ses soldats, parmi lesquels de nombreux Wallons, ont permis à l'Europe et à une grande partie du Monde de sortir du moyen-age et de régimes tout sauf démocratiques. Il faut tout remettre dans son contexte historique et sociologique.
L'Histoire a basculé ces années là...
A noter aussi que la France de 1815 avait une population supérieure à celle de 1789.
Tant qu'à faire des comparaisons, la libération de l'Irak par la coalition sous commandement américain en est déjà à plus de 2000 morts parmi ceux-ci...
Ou encore, si les historiens estiment que les guerres "de" Napoléon et de la première république ont fait entre 1 et 2,5 millions de morts, la guerre de Trente ans en a fait plus de 10 millions, pour une population européenne beaucoup plus limitée.
Enfin, la mission civilisatrice du bon roi des belges Léopold II de Saxe Cobourg (dont le père était officier dans l'armée impériale russe à l'époque de l'Empire...) aurait fait 10 millions de morts au Congo. Un roi "libéral" qui faisait travailler les noirs en les terrorisant (les villages des régions où on travaillait mal étaient anéantis entièrement à la suite d'expéditions dites "punitives" où les soldats tuaient tout le monde, plusieurs ont même décrit complaisamment comment cela se passait).
Mais là... Chut, c'était pour une bonne cause. Pas de recherche de gloire personnelle !
Et si on en finissait avec le "politiquement correct" ?
11:49
Écrit par
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
A méditer...
Lecture du dimanche matin… Je retrouve la définition de la Nation qu’exprimait Ernest Renan voici 123 ans :
« Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n'en font qu'une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L'une est dans le passé, l'autre dans le présent. L'une est la possession en commun d'un riche legs de souvenirs ; l'autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l'héritage qu'on a reçu indivis [...]
Dans le passé, un héritage de gloire et de regrets à partager, dans l'avenir un même programme à réaliser ; avoir souffert, joui, espéré ensemble, voilà ce qui vaut mieux que des douanes communes et des frontières conformes aux idées stratégiques ; voilà ce que l'on comprend malgré les diversités de race et de langue. [...]
Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment des sacrifices qu'on a faits et de ceux qu'on est disposé à faire encore. Elle suppose un passé ; elle se résume pourtant dans le présent par un fait tangible : le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune. L'existence d'une nation est (pardonnez-moi cette métaphore) un plébiscite de tous les jours [...].
Les volontés humaines changent ; mais qu'est-ce qui ne change pas ici-bas ? Les nations ne sont pas quelque chose d'éternel. Elles ont commencé, elles finiront. La confédération européenne, probablement, les remplacera. Mais telle n'est pas la loi du siècle où nous vivons. À l'heure présente, l'existence des nations est bonne, nécessaire même. Leur existence est la garantie de la liberté, qui serait perdue si le monde n'avait qu'une loi et qu'un maître.
Par leurs facultés diverses, souvent opposées, les nations servent à l'œuvre commune de la civilisation ; toutes apportent une note à ce grand concert de l'humanité, qui, en somme, est la plus haute réalité idéale que nous atteignions. [...]
L'homme n'est esclave ni de sa race, ni de sa langue, ni de sa religion, ni du cours des fleuves, ni de la direction des chaînes de montagnes. Une grande agrégation d'hommes, saine d'esprit et chaude de cœur, crée une conscience morale qui s'appelle une nation. Tant que cette conscience morale prouve sa force par les sacrifices qu'exige l'abdication de l'individu au profit d'une communauté, elle est légitime, elle a le droit d'exister. »
Ernest RENAN : Qu'est-ce qu'une Nation ? [1882], Imprimerie Nationale 1996, pp. 240 à 242.
10:58
Écrit par
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
02.12.2005
Tolérance et ouverture de "pseudo-centristes" ?
Parmi les nombreux courriels que nous recevons sur le site Internet du RWF du Brabant wallon, voici une contribution particulière et rare (texte dans sa forme originale) :
« Madame,Monsieur,
J’accepte volontiers vos choix et vos avis car nous sommes en démocratie.
Mais maintenant si vous ne vous sentez pas bien dans notre pays car et oui la Belgique est un pays reconnu dans toute l’Europe; alors, dans ce cas, rien ne vous empêche de déménager en France de vous faire naturaliser et d'y rester. Vous renderiez (sic !) un grand service à notre PAYS LA Belgique.
Berteau Frédéric »
Ce nom me disant vaguement quelque chose, je suis allé fouiller dans la poubelle papier – collectes sélectives obligent – et y ai retrouvé le tract d’un parti politique qui annonce se présenter aux prochaines élections municipales (communales) à Nivelles. Ce monsieur en est le leader (chef, guide ?). Une rapide recherche sur leurs pages Internet est édifiante. Se déclarant centriste, ce… mouvement professe une curieuse vision de la démocratie. Ils sont, par exemple, pour la suppression des Parlements…
Une antichambre de l'extrême droite ? Une droite extrême à coup sûr.
Curieux, par ailleurs, de constater que les mouvements clairement identifiés de cette tendance se déclarent tous centristes.
Encore plus curieux, pour un parti qui veut « laver plus blanc », ils précisent que leur tract est publié en noir et blanc pour ne pas gaspiller l’argent des citoyens… Seraient-ils payés par le régime - ce qui serait inquiétant -, ils ne doivent pourtant pas avoir de dotation publique ? Utiliseraient-ils le matériel d’une administration publique pour imprimer leur prose ? Je serais curieux de le savoir...
En tous cas, à la lecture de leur courriel, ils ne sont pas contre une certaine forme de déportation ou encore d’épuration ethnique. Belle vision de la démocratie…
12:19
Écrit par
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
30.11.2005
Le dernier des Mohicans - Le retour.
Le journal bruxellois « Le Soir » consacre une page entière et son édito à « ces Flamands qui veulent le divorce ». Il leur aura fallu 4 jours pour réagi au manifeste du groupe Warande dont j’ai signalé la sortie vendredi dernier.
Si Dirk Vanoverbeke cherche à minimiser l’impact possible (il a même trouvé deux "bons Flamands" sceptiques), David Coppi signe un éditorial qui est plus réaliste. Rappellant que le Mouvement flamand n’est pas une mode, il nous informe qu’un groupe d’universitaires et de politiques (de tous les partis francophones...) se réunit en secret (sic !) chiffrant les scénarios de la séparation. Et donc qu’on se prépare bien à la rupture… Intéressant message de la part d’un obligé du très unitariste Di Rupo… Dommage qu’en sa qualité de « Voix de son Maître », il se sente encore obligé de plaider pour une « Fédération Wallonie-Bruxelles indépendante en Europe » en réponse au manifeste flamand.
Une option catastrophique pour la Wallonie que même Charles Picqué ne veut pas…
Plus sérieusement, ce Manifeste est un tournant politique important pour la Flandre... et pour nous.
Les partis politiques flamands traditionnels – comme tous les partis de pouvoir – étant à la traîne de la société et des milieux économiques vont se sentir enfin dédouanés et pourront maintenant afficher clairement leur volonté d’indépendance dissimulée prudemment jusqu’ici sous le masque du "confédéralisme à la belge". Pourquoi dédouanés ? Parce que la revendication d’indépendance ne sera plus portée par le seul Vlaams Belang et étant reprise par les partis traditionnels - va peut-être leur permettre de récupérer quelques votes en passant – ne sentira plus le souffre. Ils pourront laisser au Belang son fond de commerce anti-immigrés, Eux se consacrant à une tâche plus noble, l’indépendance de la Flandre.
Les auteurs du Manifeste viennent là de faire œuvre utile pour la Flandre. Confiner l’extrême droite sur ses thèmes de prédilection et libérer les partis dits démocratiques traditionnels des derniers scrupules belgicains qu’ils pouvaient encore avoir.
Et pendant ce temps là, dans le même journal, le porte parole du MR – Charles Michel – déclare ne pas vouloir du séparatisme. Comme si les Flamands lui demandaient son avis…
Marcel Cheron (ecolo) s’aperçoit enfin que les Flamands se radicalisent… beau progrès ! Jean-Jacques Viseur (pscdh) rêve encore de faire de la Belgique un modèle pour l’Europe...
16:14
Écrit par
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
29.11.2005
Des choses amusantes et d'autres sérieuses.
Mon texte d'avant-hier a été repris sur le forum de "La Libre" intitulé : "Pourquoi la Région wallonne s'est-elle fait rouler dans le dossier Francorchamps ?". La source n'est pas citée...
Par contre excellent édito, très lucide, dans "L'Echo" à propos du manifeste pour l'indépendance de la Flandre.
Enfin, toujours sur le même Forum de "la Libre", ce très beau texte, un peu hors propos, mais fort intéressant :
| Lettre ouverte aux Wallons qui aiment la France | 28/11 | ||
| |||
09:27
Écrit par
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
28.11.2005
Espèce de « Pacte à quatre » !
Di Rupo est revenu ce dimanche sur le «pacte des générations » - le bien mal nommé- entre les partis de la majorité en mettant en garde les syndicats wallons : « si un accord avec les employeurs ne pouvait être obtenu au niveau national dans le cadre du Pacte, le système de concertation sociale belge risque d'exploser. La compétitivité des entreprises wallonnes en pâtirait lourdement ».
Culotté !
Nous traversons, une fois de plus, une période de délire politique collectif bien orchestré.
Le vrai problème n'est pas là où on veut nous le montrer.
Il n'y aurait pas assez de travailleurs âgés ?
- Faux en Wallonie et à Bruxelles. Il y est quasi impossible de maintenir les travailleurs au travail plus longtemps et d'embaucher des jeunes (et des moins jeunes) parce qu'il n'y a pas assez d'emplois, tout simplement. (pour rappel, le chômage est de 19 % en Wallonie avec des pointes à 35 % dans certaines régions (Mons, par exemple..).
- Vrai en Flandre où 68% des pré pensionnés (souvent Canada dry) se trouvent. Où il y a de l'emploi, mais pas assez de gens compétents pour les occuper. La situation est semblable, mais bien plus grave en Finlande et en Allemagne, ce qui explique là le report de l'age de la pension. Est-ce un modèle ?
Le pacte du Gouvernement est donc surtout favorable pour l'économie flamande. (Mais est-ce étonnant ?)
On ne pourra pas payer les pensions parce qu'il va y avoir trop de personnes âgées ?
- Faux, tout simplement. Une simple observation des statistiques, pourtant officielles, montre ceci :
Actuellement, pour 100 actifs, il y a 238 inactifs (y compris les enfants et les personnes agées). Au plus fort du "papy boom", il y aura, toujours pour 100 actifs, 250 inactifs. L'augmentation sera marginale d'autant plus que d'ici là, le PIB aura naturellement augmenté et annulera la différence. En 2030, au plus fort du "papy boom", les + de 65 ans représenteront 43,7% des Flamands contre 38,5 %des Wallons. Et encore, ces chiffres ne tiennent pas compte du taux de mortalité plus important en Wallonie. Ils sont tirés des rapports et prévisions de l'INS (Institut national des statistiques) et à la dispôsition de tout les monde.
Tout ce débat a surtout pour but d'occulter le véritable scandale : celui du niveau extraordinairement bas des pensions en Belgique (hors pensions des fonctionnaires, et encore). Les chiffres sont connus. Mais en comparaison avec les pays voisins, ils sont effrayant.
Si on prend la France, par exemple, (où l'âge de départ à la pension est de 62 ans...) il n'est pas rare du tout que le montant net avoisine les 80 % du montant du dernier salaire !!! Après avoir payé moins d'impôts durant toute sa carrière...
Evidemment, on ne dit pas ça à nos « chers concitoyens » (comme dirait celui qui pourrait devenir sans doute le Vicomte « di Rupo di Calabria »… pour service rendu à la Belgique flamande, par exemple. ).
Par ailleurs, le fameux « Pacte entre les générations » qui n’est jamais qu’un accord entre les quatre partis de la majorité fédérale pourrait remettre au goût du jour l’expression « pacte à quatre » qui fait partie des charmantes injures puisées dans le vocabulaire fleuri du Capitaine Haddock !
11:05
Écrit par
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
26.11.2005
Pourquoi Di Rupo ne veut pas de commission d'enquête...
Simple. Comme nous sommes en particratie, aucune décision de quelque importance, surtout médiatique comme celle du Grand Prix ne se prend sans l'aval des présidents de partis de la majorité. En l'occurrence lors de la signature avec Ecclestone, Di Rupo et... Ducarme. Di Rupo ne pouvait donc pas ne pas savoir comment les choses se passaient et étaient organisées.
En bons petits soldats, Jean-Marie Happart et Michel Daerden protègent leur président.
Pour la suite, il suffit de voir dans la note interne du Parlement wallon comment la sortie de l'affaire est mise sous contrôle :
1. Le gouvernement dépose, le mardi 29 novembre, à l'attention de la commission du Budget et des Affaires générales, un rapport qui compile tous les documents connus sur la F 1. Certaines de ces pièces pourront être distribuées, d'autres devant être consultées sur place, pour des raisons de sécurité juridique.
2. Le 29 novembre, les membres de la commission fixent la méthode utilisée et le calendrier des travaux et désignent deux rapporteurs (PS-MR)... Tiens donc !
3. Les membres de la commission transmettent par écrit au président de la commission leurs questions, et ce, pour le 8 décembre au plus tard.
4. Le lundi 12 décembre, les membres peuvent poser oralement leurs questions en séance de la commission. Des questions complémentaires aux questions écrites "peuvent" être posées.
5. Les personnes à qui s'adressent les questions (ministres, responsables de Meusinvest, responsables de la société de promotion,...) "peuvent" répondre par écrit.
6. Les 14 et 15 décembre, la commission débat des réponses. Les personnes questionnées peuvent s'en tenir à leurs réponses écrites ou se présenter devant la commission.
7. Le 15 décembre, la commission clôt ses travaux par le vote d'un projet de motion.
8. Sous réserve de décision contraire de la commission, toute la procédure est publique.
9. Le 16 décembre, ce projet de motion est débattu en séance plénière du Parlement.
La procédure est ainsi parfaitement cadenassée. Elle laisse toute l'initiative au gouvernement (et à son ministre-président, l'inspirateur caché de ce machin ?) et enlève toute autonomie à la commission dans sa manière d'agir... Efficace, non ?
N'y avait-il pas dans ce pays un vieux principe de "séparation entre les pouvoirs législatifs et exécutifs" ?
Non ? J'ai du rêver alors...
Ou alors, voilà un 5 frimaire qui fait un peu penser à un 18 brumaire... Mais avec le panache et surtout les risques en moins…
10:25
Écrit par
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
25.11.2005
L’agence BELGA signale que le manifeste des milieux économiques flamands demandant l’indépendance de la Flandre est sorti !
«Un groupe de dirigeants du monde économique flamand demande dans un manifeste la scission des structures de l'état belge. Ce manifeste, provenant du Warande Groep, est une initiative de Remi Vermeiren, ancien dirigeant du groupe KBC.
M. Vermeiren a réuni plusieurs personnes dans ce groupe intéressées par l'idée d'une Flandre indépendante. Il en résulte un livre et un plaidoyer pour une Flandre indépendante au sein de l'Europe. Autour de son manifeste, on retrouve Herman De Bode (McKinsey Belgique), René De Feyter (ancien administrateur-délégué du VEV), Manu Ruys (ancien rédacteur en chef de De Standaard) et Frans Crols (directeur Trends). Une cinquantaine de personnes ont signé le manifeste dont le baron Hugo Vandamme. (GFR) »
Du beau linge !
11:10
Écrit par
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
24.11.2005
Faut-il lire avant de signer ?
Certains (moi-même...) restent choqués de l'attitude des administrateurs de la Société de promotion du circuit de Francorchamps qui ont signé sans le lire la fameuse convention qui fait scandale. Les révélations se poursuivent par ailleurs...
Mais, ça n'a rien de surprenant. Nos députés fédéraux, régionaux, communautaires, Wallons, Francophones ou flamands fonctionnent tous comme Jean-Marie Happart ou Yves Bacquelaine. On signe sans lire, même quand c'est en français.
La preuve ?
Ils ont tous voté le projet de traité pour une constitution européenne !
Et ça, ça nous aurait couté bien plus cher que le "Gros prix" de Francorchamps.
Heureusement que les "petites gens", le "peuple" (en France et en Hollande en tous cas, là où il y a eu débat) est parfois plus avisé...
Wallons ! Réveillez-vous !
12:02
Écrit par
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
Un signe ?
On avait toutes les raisons de craindre le pire hier soir. La RTB(f) avait en effet programmé une émission présentée par Jean-Claude Defossé, « Questions à la une » avec comme sujet : « Et si les Flamands nous lâchaient ? Faut-il lâcher les Flamands ? ».
Même si l’analyse était quelque peu simpliste, il y aurait beaucoup trop à dire et une émission n’y suffirait pas, surprise agréable, les deux journalistes principaux, Christophe Deborsu et Bernard Juncker, s’en sont tenu assez objectivement aux faits.
Bien sûr, particratie oblige, le PS étant le parti dominant à la RTB(f), ce sont les analyse de ce parti qui ont été mises en avant. Intéressant, mais pas relevé comme tel, la différence de point de vue entre Di Rupo (dans le style : « retenez-moi ou je fais un malheur ), pouvant se résigner à une Belgique continuée sans les Flamands alors que Picqué préfère un « Etat bruxellois » (qu’il sait pourtant invivable et ne dit pas forcément limité aux 19 communes actuelles), alors que le professeur David de l’ULB rejoint l’analyse que je faisait dans la carte blanche publiée dans le soir du 2 février dernier (http://rwf.be/archives/Carteblanche020205.htm), à savoir qu’en cas de rupture les frontières des régions deviennent les frontières des nouveaux Etats. Il est donc essentiel de ne rien céder sur les communes à facilités qui restent ainsi la preuve que les frontières ne sont pas encore parfaitement acceptées.
Même si les journalistes affichaient d’une manière un peu caricaturale, en cas d’éclatement de la Belgie-que, leur préférence pour l’option de plusieurs Etats indépendants, leur analyse montre que dans ce cas la Wallonie s’en sortirait mal. Ils reconnaissent, après avoir fait une comparaison avec la Slovaquie, que celle-ci ne tient pas la route.
Résignés, il leur restait à aborder rapidement l’option de la réunion à la France. Surprise là aussi, ils ont montré que les politiques français s’y déclarent favorables. Malgré le principe défendu depuis toujours par la diplomatie française de « non ingérence mais non indifférence » qui n’a pourtant pas été rappelé dans l’émission. Louis Miche également dans un de ses rares moments de franchise.
Emission intéressante donc pour notre cause, même si elle a été entourée de précautions comme l’intervention d’un ancien premier ministre flamand « repenti » au cours du JT qui l’a précédée et de la conclusion opposant un « pays réel » unitariste aux politiciens qui sont capable de tout (entendez : de penser au séparatisme).
Amusant enfin, cette émission est programmée le jour du début de la clôture des festivités des 175 virgule 25 ans de la Belgie-que. Un signe que les choses changent à la RTB(f), probablement l’institution la plus « belgicaine » de la Communauté française ?
09:33
Écrit par
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
21.11.2005
Les mots perdent leur sens...
En attendant d'y voir un peu plus clair sur le scandale de la Convention d'organisation du Grand (gros?) prix de Francorchamps, il est bon de se rendre compte que la vie politique de ce... pays (?) est rythmée par les scandales. Scandale de l'affaire Dutroux en 96 (je n'ai pas noté ce qui est venu ensuite mais...) et dans l'année qu'on vient de vivre du scandale de la douche d'Arena, puis du scandale des recommandations de Lizin puis du scandale de l'utilisation partisane des maigres ressources de son instittion par la Présidente de la Communauté française, puis du scandale des logements sociaux.
Heureusement, nous sommes à l'ère du zapping, de l'amnésie collective.
Ou alors, les scandales, ce n'est pas grave, c'est devenu la norme en Belgie-que.
14:36
Écrit par
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
20.11.2005
La mauvaise gouvernance paie !
Faire une utilisation hasardeuse des deniers publics ne semble décidément pas être trop grave dans ce pays où on admet désormais tout et n'importe quoi.
Le monde de la finance peut même vous récompenser. Serge KUBLA vient d'être coopté au Conseil d'administration de Dexia.
http://www.dexia.be/pdf/News/20051115-nominations.pdf
13:21
Écrit par
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
19.11.2005
Remarquable analyse de Paul-Henry Gendebien
La Libre a publié hier sous le titre : Opinion - WALLONIE - Crise et remèdes, une remarquable analyse de Paul-Henry Gendebien.
Il y tient des propos très dur mais très vrais tels que : "La démocratie, c'est la révocabilité du pouvoir. En Wallonie, le pouvoir n'est plus révocable. D'où les comportements intolérables que l'on connaît bien, mais qui sont malgré tout tolérés..."
Il invite les Wallons et les Bruxellois à réfléchir très activement et très sérieusement au destin qu'ils veulent se donner...
http://www.lalibre.be/article.phtml?id=11&subid=120&art_id=251632
12:33
Écrit par
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
Guide des résistances à l'extrême droite
Sortie du "Guide des résistances à l'extrême droite" aux Editions Labor.
Ecrit par Manuel ABRAMOWICZ et préfacé par Xavier MABILLE (président du
CRISP), ce livre de 250 pages est disponible depuis hier dans toutes les bonnes librairies.
11:43
Écrit par
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
18.11.2005
Après la "bonne gouvernance", la mémoire fout le camp !
Après les JT d'hier soir, le Soir et La Libre révèlent ce matin que le gouvernement wallon était parfaitement au courant des détails de l'accord et du prix à payer pour le maintien du Grand prix de F1 à Francorchamps. Après quelques jours de déni et de silence (oubli ?), Michel Daerden s'est souvenu de la note à ce sujet qu'il avait remis au gouvernement. Note dont le gouvernement n'a pas teniu compte, daerden non plus...
De toute façon, sale coup pour les grands principes de "bonne gouvernance" des partis traditionnels. Après les "petites magouilles du PS", voilà les méthodes gestionnaires des libéraux du MR (PRL-FDF-MCC-Fournaux & Co.) sérieusement écornées. Inquiétant quand on sait que Kubla est proposé pour le poste de Gouverneur du Brabant wallon. J'ai difficile à croire que ses démentis étaient liés à des problèmes de mémoire. C'est quand même inquiétant de voir la désinvolture avec laquelle il gère les deniers publics.
Pain béni pour l'extrême droite et la droite extrême.
Evidemment, il faut tout relativiser... Les "petites magouilles du PS" dans le logement social servent à enrichir des gens de chez nous. Ecclestone n'en profite pas... en principe.
Petite consolation !
12:29
Écrit par
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
17.11.2005
Quelques citations en marge de l'affaire Francorchamps
La Région wallonne ne gère pas, elle subit.
Serge Kubla (1998)
Ce pays a un problème culturel : personne n’est jamais responsable de rien.
Jacky Morael (1998)
(…) La Région wallonne n’est plus un bâtiment en perdition qui se contente de naviguer à vue mais un vaisseau bien caréné, piloté aux instruments et barré d’une main ferme vers une destination clairement identifiée.
Van Cauwenberghe (2001)
J’ignore si Happart a raison, mais il a ses raisons…
Michel Daerden (1999)
En Wallonie, les gens ont l’impression que l’hiver ne finit pas.
Jean-Jacques Viseur (1998)
Sans commentaires....
09:48
Écrit par
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
16.11.2005
"Seigneur, protégez-moi de mes amis, mes ennemis, je m'en charge"
Pas de chance pour Di Rupo, la RTB(f) et le Soir révèlent que les inspecteurs sociaux qui interviennent auprès de la société de logements sociaux "Toit & Moi" à Mons, évoqueraient une utilisation abusive de mesures d'aide à la promotion de l'emploi, réservées à la mise au travail de chômeurs peu qualifiés, pour recruter des... directeurs fortement diplomés !
Pourtant, Mons ne manque pas de chômeurs...
Distraction de Pollet, excellent ami de Di Rupo, et depuis peu ex-président de la Fédération socialiste du Brabant wallon ?
Gaffe ou plutôt "petite magouille du PS" comme serait qualifiée (banalisée) ce type d'info par Jean-Pierre Jaquemin de Matin première ?
14:06
Écrit par
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
Francorchamps : la course à la mauvaise foi
Belle empoignade sur ce dossier qui engage la Région wallonne pour quelques années.
Incroyable de voir que personne ne veut en assumer la responsabilité.
Fabuleuse amnésie de tous les acteurs.
Etonnante naïveté d’Yves Bacquelaine et de Jean-Marie Happart (Les frères des autres).
Difficile de croire qu’au Gouvernement wallon, ce dossier n’a jamais été évoqué, quand on sait que toutes les décisions sont et doivent être collégiales et que Van Cauwenberghe et Kubla étaient comme cul et chemise. Certes, il n’a peut-être pas fait l’objet d’une décision formelle. Mais quand même, Daerden, Michel, Darras, Detienne, Foret ne pouvaient pas ne pas être au courant.
Même Ecolo qui a beau jouer les innocents dans cette affaire, eux aussi étaient d’accord. Leur combat portait sur l’interdiction de la pub pour le tabac et pas sur l’interdiction du Grand prix.
Bref, la région est maintenant le dos au mur. Il reste maintenant à faire de ce grand prix une opération rentable, sinon, le fameux « plan Marshall-Di Rupo » va encore être amputé d’un dixième, déjà que 50% du milliard promis n’était que virtuel…
La bonne gouvernance « à la Wallonne » vient encore d’en prendre un coup. A tous les niveaux !
A l’avenir, quitte à faire dans les Courses, vous verrez qu’ils vont finir par jouer le budget de la Région au Tiercé ?
11:19
Écrit par
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
Une citation, toujours à propos des banlieues
Je ne résiste pas à vous présenter ce texte d'Alain Finkielkraust paru dans le Figaro de ce 15 novembre.
| http://www.lefigaro.fr/debats/20051115.FIG0096.html Alain Finkielkraut : «L'illégitimité de la haine» Le philosophe Alain Finkielkraut (1) dresse un premier bilan des émeutes dans les banlieues. Propos recueillis par Alexis Lacroix LE FIGARO. – Quels enseignements politiques et intellectuels tirez-vous des émeutes ? Alain FINKIELKRAUT. – Je suis terrifié par cette violence. Terrifié, mais pas étonné. Il y avait des signes avant-coureurs : la Marseillaise conspuée lors du match France-Algérie, les agressions de lycéens pendant une manifestation contre la loi Fillon. Il y avait aussi des livres avertisseurs comme celui d'Emmanuel Brenner, Les Territoires perdus de la République, ou le rapport de juin 2004 du ministère de l'Education nationale sur les signes et manifestations d'appartenance religieuse dans certains établissements scolaires des quartiers difficiles. On y apprenait notamment que l'enseignement de l'histoire était accusé par certains élèves et ceux qui les influencent de donner une vision judéo-chrétienne, déformée et partiale du monde. Les exemples abondent, du refus d'étudier l'édification des cathédrales ou d'entendre parler de l'existence de religions préislamiques, aux turbulences que provoque inévitablement l'évocation de la guerre d'Algérie ou du Moyen-Orient. Certains ont été jusqu'à parler de «guerre civile». Qu'en pensez-vous ? Il n'y a pas de guerre aujourd'hui entre les Français de souche et les autres, ni même entre la France des villes et celle des banlieues. Les premières cibles des violents sont les voisins. Et ce sont eux qui réclament une restauration de l'ordre républicain. La sympathie pour les vandales est beaucoup plus répandue chez les bobos écolos qui font du vélo à Paris que parmi les automobilistes pauvres du 9-3. Y avait-il d'autres signes annonciateurs des émeutes ? Voici un charmant couplet de rap : «La France est une garce, n'oublie pas de la baiser jusqu'à l'épuiser comme une salope, il faut la traiter, mec ! Moi, je pisse sur Napoléon et le général de Gaulle.» Mais les excès de la sous-culture musicale ont-ils vraiment un lien de causalité avec ces violences ? Si ceux qui mettent le feu aux services publics, qui lancent du haut des tours d'immeubles des boules de pétanque sur les policiers ou qui agressent les pompiers, avaient la même couleur de peau que les émeutiers de Rostock dans l'Allemagne réunifiée des années 90, l'indignation morale prévaudrait partout. L'indignation morale prévaut quand même dans certains lieux ! Non, ce qui prévaut, c'est la compréhension, la dissolution du sentiment de l'injustifiable dans la recherche des causes. Dans l'hypothèse Rostock, politiques, intellectuels, journalistes, responsables d'associations, chercheurs en sciences sociales – tous crieraient comme un seul homme : «Le fascisme ne passera pas !» Mais comme ces lanceurs de boules et de cocktails Molotov sont des Français d'origine africaine ou nord-africaine, l'explication étouffe l'indignation ou la retourne contre le gouvernement et l'inhospitalité nationale. Au lieu d'être outragés par le scandale des écoles incendiées, on pontifie sur le désespoir des incendiaires. Au lieu d'entendre ce qu'ils disent – «Nique ta mère !», «Nique la police !», «Nique l'Etat !» –, on les écoute, c'est-à-dire que l'on convertit leurs appels à la haine en appels à l'aide et la vandalisation des établissements scolaires en demande d'éducation. A ce décryptage qui n'est que poudre aux yeux, il est urgent d'opposer une lecture littérale des événements. Loin de la culture de l'excuse ? Les casseurs ne réclament pas plus d'écoles, plus de crèches, plus de gymnases, plus d'autobus : ils les brûlent. Et ils s'acharnent ainsi contre les institutions et toutes les médiations, tous les détours, tous les délais qui s'interposent entre eux et les objets de leur désir. Enfants de la télécommande, ils veulent tout, tout de suite. Et ce tout, c'est la «thune», les marques vestimentaires et les «meufs». Paradoxe terminal : les ennemis de notre monde en sont aussi l'ultime caricature. Et ce qu'il faudrait pouvoir réinstaurer, c'est un autre système de valeurs, un autre rapport au temps. Mais ce pouvoir-là n'est pas au pouvoir des politiques. La communication politique a-t-elle abdiqué devant la «vidéosphère» ? La vulgarité sans fond des talk shows, la brutalité des jeux vidéos, l'éducation quotidienne à la simplification et à la méchanceté rigolarde par les «Guignols de l'info» – tout cela est hors de portée des hommes politiques. S'ils s'y opposaient d'ailleurs, les éditorialistes dénonceraient aussitôt une atteinte totalitaire à la liberté d'expression. Peut être le ministre de l'Intérieur – mais est-il le seul ? – a-t-il tendance à trop spectaculariser son action. Et le terme de «racaille» ne devrait pas faire partie du vocabulaire d'un responsable politique. Mais les mots manquent devant des gens qui, se sentant calomniés ou humiliés par cette épithète, réagissent en incendiant des écoles. Mais ils sont frappés par des taux de chômage record ! Aujourd'hui où le coeur de l'humanisme ne bat plus pour l'école, mais pour ses incendiaires, nul ne semble se souvenir qu'on ne va pas en classe pour être embauché mais pour être enseigné. Le premier objectif de l'instruction, c'est l'instruction. Celle-ci, au demeurant, n'est jamais inutile. De même que la République doit reprendre ses «territoires perdus», de même la langue française doit reconquérir le parler banlieue, ce sabir simpliste, hargneux, pathétiquement hostile à la beauté et à la nuance. Ce n'est pas une condition suffisante pour obtenir un emploi, mais c'est une condition nécessaire. Personne n'invente cependant les discriminations ! Dans cette affaire, il faut évidemment se garder de stigmatiser une population. Né polonais en France, je suis moi-même un immigré de la seconde génération, et je me sens résolument solidaire de tous les élèves noirs ou arabes qui, parce qu'ils préfèrent les diplômés aux dealers, se font persécuter, racketter, traiter de «bouffons». Ceux-là doivent être aidés ; la discrimination à l'embauche doit être inlassablement combattue ; il faut oeuvrer sans relâche à l'égalité des chances, aller chercher l'excellence dans les cités, détruire les grands ensembles, désenclaver les banlieues. Pour autant, il serait naïf de s'imaginer que ces mesures mettront fin au vandalisme. Comment pouvez-vous en être sûr ? La violence actuelle n'est pas une réaction à l'injustice de la République, mais un gigantesque pogrome antirépublicain. Cette violence ne serait donc pas une riposte à l'abandon des «territoires perdus» ? Si ces territoires étaient laissés à l'abandon, il n'y aurait ni autobus, ni crèches, ni écoles, ni gymnases à brûler. Et ce qui est proprement insupportable, c'est de décerner aux auteurs de ces exploits le titre glorieux d'«indigènes de la République». Au lieu de cela, on aurait dû décréter l'illégitimité de la haine et leur faire honte, comme on fait honte, bien qu'ils soient aussi des cas sociaux, aux supporters qui vont dans les stades pour en découdre et qui poussent des grognements de singe chaque fois qu'un joueur noir a la balle. La brûlure de la honte est le commencement de la morale. La victimisation et l'héroïsation sont une invitation à la récidive. L'expiation des crimes du colonialisme conduit-elle à l'embrasement des banlieues ? Non, bien sûr. Mais à vouloir apaiser la haine en disant que la France est en effet haïssable et en inscrivant ce dégoût de soi dans l'enseignement, on se dirige nécessairement vers le pire. Ces révoltés révoltants poussent jusqu'à son paroxysme la tendance contemporaine à faire de l'homme non plus un obligé, mais un ayant droit. Et si l'école elle-même les encourage, alors c'est foutu. Est-ce le modèle français d'intégration qui est en crise ? On parle beaucoup de la faillite du modèle républicain d'intégration. C'est absurde. L'école républicaine est morte depuis longtemps. C'est le modèle post-républicain de la communauté éducative supersympa et immergée dans le social, qui prend l'eau. Modèle, hélas, indestructible car il se nourrit de ses fiascos. A chaque échec, il réagit par la surenchère. Et c'est reparti pour un tour : au mépris de la vérité, l'école française noiera donc demain la diversité des traites négrières dans l'océan de la bien-pensance anti-occidentale. On enseignera la colonisation non comme un phénomène historique terrible et ambigu, mais comme un crime contre l'humanité. Ainsi répondra-t-on au défi de l'intégration en hâtant la désintégration nationale. (1) Dernier ouvrage publié : Nous autres, Modernes (Ellipses).
Soufflant, non ? |
09:53
Écrit par
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
15.11.2005
Impudence ?
Hier soir aux journaux parlés et télévisés (RTL ou RTB) les journalistes ont mis l'accent sur la visite de Di Rupo à Paris. Grand seigneur et donneur de leçon, soignant son image, il a ainsi rencontré le Ministre de l'intégration dont on sait qu'il n'apprécie pas vraiment la manière dont Nicolas Sarkozi s'exprime à propos des fauteurs de troubles.
Ce Ministre (Begag) insistait sur la situation difficile vécue dans les banlieues défavorisées. Il disait précisément : " Dans ce pays (la France) nous avons un taux de chomage d'un peu moins de 10 %, alors que dans ces cités, le taux peut atteindre 30 à 35 %, c'est énorme".
Di Rupo l'a certainement rassuré en lui montrant que nos méthodes de gouvernement sont beaucoup plus efficaces.
En Wallonie, le taux de chomage est en dessous des... 20% et nous n'avons pas de cités défavorisées. Certaines régions du Borinage, Liège, Mons etc, n'ont rien à envier aux "pires banlieues" françaises.
Mais ici, tout va bien. On fait tout pour qu'ils soient résignés.
Ouf !
Plus d'info ? http://www.leforem.be/informer/info/EdT_Taux.xls
16:04
Écrit par
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|


